25 août 2007
Les nouveaux virus apparaissent à un rythme sans précédent
L’OMS tire la sonnette d’alarme contre le risque d’une épidémie mondiale dévastatrice et appelle à une coopération internationale renforcée
Chaque année une maladie nouvelle fait son apparition. Un chiffre record. Depuis 1967, pas moins de 39 nouvelles maladies infectieuses ont été identifiées : SIDA, fièvres hémorragiques de Marbourg et d’Ebola ou encore le SRAS. Cette dégradation de la situation sanitaire s’explique par la destruction de l’environnement engendrée par les activités humaines : urbanisation trop rapide, augmentation de la population, agriculture intensive. Autre facteur, l'évolution des micro-organismes et des résistances aux antibiotiques (particulièrement dans le cas de la tuberculose). Cette augmentation des virus fait encourir à l’humanité un risque accru d’épidémie mondiale. La mobilité extrême des populations permet une transmission des infections en un temps record. Chaque année plus de 2, 1 milliards de voyageurs prennent ainsi l’avion : les porteurs de maladie les répandent d'un pays à l'autre en quelques heures. Si la planète connaissait une nouvelle épidémie de grippe mortelle, plus de 1,5 milliards d’homme pourraient être affectés soit 25% de la population du globe.
Urgence d’une solidarité mondiale
Pour faire face à ces dangers du 21ème siècle, qui auraient des effets dévastateurs sur l’économie et la sécurité de la planète, l’organisation mondiale de la santé appelle une meilleure coopération internationale. « L'amélioration de la sécurité passe par une solidarité mondiale », a expliqué Margaret Chan, directrice générale de l'OMS. « Le libre accès aux connaissances, technologies et matériels divers, y compris les virus et autres échantillons biologiques, est nécessaire pour assurer une sécurité mondiale optimale », souligne le rapport. Il y a urgence, 50% des alertes sanitaires, dont est informée l’OMS, lui sont transmises par les médias et non les autorités. Autre exemple, en décembre dernier, l'Indonésie suspendit la transmission d'échantillons du virus de la grippe aviaire pour dénoncer les coûts trop élevés des vaccins produits par les laboratoires occidentaux, à qui parvenaient ces spécimens de H5N1 gratuits. Afin de faciliter ce partage, l'OMS a introduit cette année un nouveau Règlement sanitaire international applicable à ses 193 Etats membres, qui stipule la façon dont les pays doivent évaluer et notifier à l'OMS les urgences de santé publique de portée internationale. L'organisation tente également d'améliorer l'accessibilité de nouveaux médicaments dans les pays pauvres.
Article paru sur http://www.lefigaro.fr/ Publié le 23 août 2007
19 juin 2006
Les Français vont bénéficier d'une estimation précise de leurs pensions
Les Français vont bénéficier d'une estimation précise de leurs pensions
Les deux décrets relatifs au droit à l'information sur les retraites, prévus par la loi Fillon, paraissent cette semaine. À partir de 2007, les seniors connaîtront le niveau de leurs pensions.
Selon une toute récente étude de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), seuls 55 % des Français connaissent approximativement ou exactement le montant de la pension de base qui leur sera versée, au moment de la liquidation de leur retraite. Pour ouvrir les yeux à l'autre moitié de la population, la loi Fillon de 2003 a instauré un droit à l'information des assurés. Un droit qui ne pouvait jusqu'alors pas s'exercer, dans l'attente de la publication des décrets mais aussi compte tenu des délais de construction du système informatique d'échange des données entre les organismes de retraites.
Ce vaste chantier a pris du retard mais est désormais bien avancé. Les deux décrets prévus par la loi de réforme des retraites devraient été publiés cette semaine. Ils précisent le dispositif Fillon. Tout d'abord, les Français recevront un " relevé de situation individuelle ", qui retracera les droits à pension constitués auprès de chacun des régimes de retraite obligatoire. Ce document sera envoyé soit à la demande de l'assuré (au plus tous les deux ans et à compter du 1 er juillet 2007), soit à l'initiative des organismes de retraite.
Ces derniers commenceront leurs envois le 1er juillet 2007 pour les Français âgés de 50 ans, le 1 er juillet 2008 pour ceux qui atteindront 45 ou 50 ans en 2008 et le 1 er juillet 2009 pour les assurés fêtant leur 40, 45 ou 50 ans en 2009. Ensuite, le relevé de situation sera établi au 1 er juillet de chaque année pour les bénéficiaires atteignant l'âge de 35, 40, 45 ou 50 ans.
Par ailleurs, les seniors pourront bénéficier d'une " estimation indicative globale ", précieuse puisqu'elle leur fournira une évaluation précise de leurs montants de retraite. Pour valoriser l'option de la surcote, qui incite à travailler au-delà de 60 ans via l'affectation d'un bonus, elle figurera dans l'estimation globale. Y seront indiqués les revenus supplémentaires à engranger au titre de la surcote. Cette estimation, uniquement indicative, sera adressée par les organismes de retraite selon le calendrier suivant : le 1 er juillet 2007 aux Français de 58 ans, le 1 er juillet 2008 à ceux qui auront alors 57 ou 58 ans, le 1 er juillet 2009 pour ceux qui atteindront 56 ou 57 ans et le 1 er juillet 2010 pour les bénéficiaires de 55 ou 56 ans en 2010. À partir du 1 er juillet 2011, l'évaluation sera envoyée chaque année aux Français atteignant l'âge de 55 ans.
La grande révolution de ce nouveau dispositif vient de la coordination, inédite, entre les 38 régimes de retraite obligatoire, dont les régimes complémentaires, à travers la mise en place d'un groupement d'intérêt public, le GIP Info retraite, dont le site vient d'être mis en ligne. 38 % des retraités actuels ont en effet été rattachés dans leur carrière à plusieurs régimes et ont eu le plus grand mal à reconstituer leur retraite pour estimer leurs pensions. Forts de ce nouveau droit à l'information, les assurés prendront connaissance, souvent avec stupéfaction, du faible taux de remplacement qui les attend (en moyenne environ 60 % pour les salariés du privé). Et pourront, s'ils le peuvent, s'organiser pour améliorer leurs pensions, soit en rachetant des années d'études, soit en épargnant, soit en travaillant plus longtemps...
Article paru sur la Tribune rédigé par Véronique Chocron le lun 19 jui, 20h30
Question qui se pose suite à cet article :
En considérant que le salaire moyen annuel en 2004 pour un homme est de 23 778 et pour une femme de 19 182 Euros
(source http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=NATFPS04101&tab_id=38 )
Si l'on prend 60% cela nous amène donc à 14 266,80 pour les hommes et 11 509,20 pour les femmes pour une année soit par mois pour les hommes : 1188,83 et pour les femmes 959,08.
Combien de foyer ont les moyens d'épargner pour avoir une retraite descente ?
C'est une moyenne bien sur ..............et au fait quelqu'un peut me dire combien coûte en moyenne bien sur une maison de retraite par mois et par personne ?
30 novembre 2005
La fin de l'anonymat sur Internet ?
Le projet de loi relative à la lutte contre le terrorisme, examiné par l'Assemblée nationale, donnera aux agents habilités la possibilité de pratiquer des investigations pour la recherche des utilisateurs de l'Internet... en dehors de toute procédure judiciaire
La lutte contre le terrorisme nécessite des moyens et des démarches exceptionnelles, et la France se dote d'un arsenal législatif qui lui permet de disposer de ces moyens.
Cependant, le projet de loi relative à la lutte contre le terrorisme, concocté par Nicolas Sarkozy et examiné par l'Assemblée nationale depuis le 23 novembre, renferme des dispositions qui - si elles sont adoptées, ce qui le sera probablement tant le dossier est brûlant et étudié dans l'urgence - soulève les plus vives inquiétudes quant à la garantie des libertés individuelles sur le Net.
Ce projet de loi prévoit en effet que des agents habilités, c'est-à-dire qui disposent d'une autorisation délivrée par une personnalité dite qualifiée, pourront dans le cadre d'investigations se faire communiquer les données de connexion: d'adresses IP, numéros d'appels, cartes SIM, etc.
Les opérateurs télécoms, les hébergeurs et fournisseurs d'accès, et même les cybercafés devront fournir ces renseignements à la demande des agents habilités, mais sans qu'il soit désormais nécessaire de passer par la requête d'un juge. Une première.
Sur la base de l'affirmation de la lutte contre le terrorisme, les enquêteurs pourront désormais s'affranchir du judiciaire et évoluer dans un cadre de police administrative, qui leur permettra par la même de s'affranchir des garanties liées au respect des libertés publiques. Ce que dénoncent la Cnil, tout comme la Ligue des droits de l'Homme, ainsi que de nombreuses associations. Dans un communiqué de presse, elles indiquent qu'elles craignent d'assister à "un véritable dévoiement de la notion juridique de sûreté".
Qui fournira les autorisations, qui pourra les exploiter ? Le projet de loi reste assez flou dans ce domaine. Le terme de personnalité qualifiée pour fournir les autorisations est plutôt vague, il devrait vraisemblablement concerner un inspecteur de Police nationale délégué auprès du ministre de l'intérieur.
Les services de police ou de gendarmerie concernés devraient être les Renseignements généraux (RG), la Direction de la surveillance du territoire (DST), la Direction nationale antiterroriste (DNA), et la Direction de la Gendarmerie nationale. Mais là aussi, le texte reste vague.
Certes, la lutte contre le terrorisme demande parfois l'application de mesures exceptionnelles pour lutter efficacement contre ce fléau, qui lui-même échappe à toute règle.
Cependant, le volet Internet du projet de loi relative à la lutte contre le terrorisme dépasse largement la loi sur la sécurité quotidienne (LSQ) en donnant aux investigateurs des moyens disproportionnés qui pourraient, on peut légitimement le craindre, être source de dérives.
Ces interrogations n'empêcheront probablement pas le texte d'être adopté dans l'état et en première lecture par les députés français le 29 novembre prochain.
Article paru sur http://www.silicon.fr/ rédigé par Yves Grandmontagne 24/11/05
26 novembre 2005
La Chine, premier pollueur de la planète
ASIE La nappe de pollution au benzène qui s'est répandue dans le fleuve Songhua, au nord-est du pays, pourrait atteindre ce week-end l'Extrême-Orient russe.
LES POISSONS MORTS de la rivière Songhua et les habitants de Harbin qui se gèlent un seau vide à la main resteront peut-être comme l'image du mal invisible qui ronge la République populaire : l'«usine du monde», déjà championne des rejets toxiques, est en passe de devenir le premier pollueur de la planète.
La Chine a inscrit la défense de l'environnement dans sa Constitution (dès 1982) et elle ne manque pas de voix – même en haut lieu – pour crier que le pays court à la catastrophe. Mais ces voeux pieux finissent comme beaucoup des beaux discours du parti unique : ils ne pèsent pas lourd face à la course au profit, à l'irresponsabilité des technocrates et à l'inexistence de contre-pouvoir.
La fuite de 100 tonnes de benzène dans la Songhua est un cas d'école. L'accident s'est produit dans une usine du groupe PetroChina, fleuron du secteur d'Etat. Ses dirigeants ne pouvaient ignorer les consignes d'alerte et les mesures d'urgence. Pourtant, neuf jours durant, ils n'ont rien fait et se sont tus. Tout comme les pouvoirs locaux et, pour finir, le gouvernement central.
Il a fallu que la nappe approche de Harbin, métropole de 5 millions d'habitants, pour que la mairie s'inquiète et coupe l'adduction d'eau, en pleine nuit, sans un mot d'explication. Depuis, l'affaire occupe les journaux et agite Internet. Mais, à Pékin, personne n'a encore parlé de sanction, ni cherché à établir une responsabilité. Zhang Lijun, numéro deux de l'Agence chinoise pour l'environnement, justifie le silence «aussi longtemps que le public n'est pas affecté».
400 000 décès liés à la pollution
La nappe de benzène toxique n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan des rejets industriels. Soixante-dix pour cent des fleuves et rivières chinoises sont «extrêmement pollués», de même que 25 des 27 plus grands lacs, selon l'agence Chine nouvelle. Dans l'atmosphère, ce n'est pas mieux. Un tiers du pays est victime de pluies acides dévastatrices. Quatre cent mille personnes meurent chaque année de maladies cardiaques ou pulmonaires liées à la pollution atmosphérique, d'après la Banque mondiale. Le pays, enfin, compte 20 des 30 villes les plus irrespirables de la planète. Pékin, future «capitale verte» des Jeux olympiques, illustre à sa manière le décalage entre la réalité quotidienne et la fiction du discours. En octobre, l'air de la ville est resté celui d'une soufrière trois jours d'affilée. La mairie a fini par déconseiller toute sortie aux enfants, aux vieillards et aux femmes enceintes. Depuis, une mauvaise blague raconte que la finale du 100 mètres «pourrait se courir en moins de 15 secondes» aux J0 de 2008.
A la longue, la stabilité du régime risque d'en souffrir. La mauvaise qualité de l'environnement est la cause numéro un des manifestations «illégales» et autres émeutes qui deviennent le cauchemar de la dictature.
Manifestations de paysans
Au printemps, dans la riche province du Zhejiang, une armée de paysans enragés de voir leurs rizières empoisonnées par les usines avoisinantes a fini par s'attaquer aux forces de l'ordre, envoyant une centaine de policiers à l'hôpital.
L'incapacité – ou le refus – de contrôler les effluents de la croissance vient aussi salir la vitrine «paisible» que la propagande chinoise veut offrir au reste du monde. La Russie se mobilisait hier pour contenir la nappe de benzène sur sa frontière. De l'autre côté du Pacifique, en Californie, jusqu'à 25% des particules polluantes qui obscurcissent le ciel de Los Angeles trouveraient leur origine en République populaire, d'après les autorités américaines.
Sur sa lancée industrielle, la Chine est en passe de se hisser au rang de pollueur numéro un, devant les Etats-Unis. La perspective peut aussi inquiéter les Européens : avec deux mastodontes aussi sales, l'accord qui prolongera le protocole de Kyoto en 2012 risque tout simplement de finir foulé aux pieds.
Article paru sur http://www.lefigaro.fr rédigé par Jean-Jacques Mevel [26 novembre 2005]
27 octobre 2005
Votre imprimante est piégée et ça ne se voit pas
Les fabricants d'imprimantes ajoutent un code secret à chaque page imprimée pour permettre aux services secrets américains d'identifier les auteurs d'un document. Souriez, vous êtes surveillés !
Association à but non lucratif, l'Electronic Frontier Foundation (EFF) vient de révéler que les fabricants d'imprimantes ajoutent un code secret à chaque page imprimée. Constitué de points invisibles à l'oeil nu, ce code vient d'être dévoilé. "Les points indiquent la date, l'heure, et le numéro de série de l'imprimante", révèle Seth David Schoen, membre de l'équipe technique de l'EFF. Ce code permet notamment aux services secrets américains de suivre le cheminement d'un document et d'identifier sa source.
Les services secrets américains ont confirmé cette information en se retranchant derrière la lutte contre les faux monnayeurs. "C'est uniquement une mesure pour contrer les activités illégales de contrefaçon. Cela permet de protéger notre monnaie", indique Eric Zahren, porte-parole de l'US Secret Service. Mais sur le fond, il s'agit bel et bien d'une attaque à la liberté individuelle de chaque individu...
L'EFF n'a pour l'instant mené des tests que sur des imprimantes de marque Xerox et Canon, mais elle indique qu'il y a de grandes chances que tous les fabricants aient joué le jeu des services secrets américains.
Article paru sur http://www.indexel.net redigé par David Thévenon le 24/10/05








