Le blog de Mulder

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15 décembre 2008

2009 : une année de crise pour l'informatique et les télécoms

La fin de l'année 2008 n'était déjà pas terrible, mais l'année 2009 s'annonce encore plus mauvaise. Les grandes institutions internationales ont, en effet, toutes révisé à la baisse leurs prévisions de croissance. Selon elles, le Japon, les Etats-Unis et la zone Euro devraient même entrer en récession l'an prochain. Quant aux marchés émergents, ils devraient eux-aussi commencer à sentir les effets de la crise économique (contraction des marchés à l'exportation, baisse de leur monnaie, etc.). Malgré ce contexte défavorable, le marché des TIC a plutôt bien résisté jusqu'à présent. Ainsi, les dépenses informatiques (ordinateurs et logiciels) s'affichent toujours à la hausse aux Etats-Unis (+7% sur un an), tout comme les ventes de semiconducteurs (+1,6% sur un an, en septembre). Mais cela ne va pas durer et il y a fort à parier que le marché des TIC sera aussi affecté par le ralentissement économique mondial.

Une hausse timide de +1,3% en France pour 2009

Pour Pierre Audoin Consultants, les choses sont claires : les dépenses informatiques mondiales vont ralentir et passer de +4% en 2008 à +2% en 2009. En France, elles devraient se situer aux alentours de +1,3%. Du côté du marché des logiciels et des services informatiques, cela devrait être un peu mieux avec une progression de +3%. Mais ce qui est sûr, c'est que les pays développés seront plus touchés que les autres... « Pourtant, dans la plupart des cas, la crise économique et financière ne devrait pas se manifester par une décroissance des investissements IT en 2009. Une des raisons de cette résilience des investissements IT est l'importance stratégique qu'ont prise ces technologies de l'information dans la gestion et l'intégration des processus métiers des entreprises et des administrations » souligne Pierre Audouin Consultants. « Après des déboires importants dans l'implémentation de ces technologies, il est clair que ces outils sont désormais indispensables à la gestion efficace des entreprises et administrations. De plus, les entreprises reconnaissent aussi que les améliorations futures en termes de performance passeront par l'utilisation de ces technologies IT ». 

Les entreprises vont devoir se serrer la ceinture 

Les entreprises vont toutefois devoir composer avec des budgets informatiques de plus en plus serrés, et joueront désormais la défensive. Elles ne renouvelleront pas immédiatement leurs équipements et vont avant tout optimiser les processus existants (travail collaboratif, gestion des risques, gestion de la performance et de la flexibilité), les ressources internes (le personnel en particulier) et se focaliser sur la relation client. Tous les projets IT vont ainsi être revus afin de définir les projets prioritaires et ceux qui peuvent être remis à plus tard.

La France, dans la moyenne...

Les marchés des logiciels devraient ainsi être plus touchés que les services, avec notamment un fort ralentissement de la demande dans les domaines de la RH, la planification des ressources de production, la bureautique et les applications métiers. Un seul marché devrait bénéficier de cette situation : celui de l'externalisation, mais uniquement d'ici 6 à 12 mois, au moment où les projets IT décalés évolueront de modèles d'externalisation de « croissance » à des  modèles d'externalisation de « consolidation ». Au final, pour Pierre Audouin Consultants, les deux marchés les plus touchés seront les Etats-Unis et le Royaume-Uni. La France et l'Allemagne se situeront dans la moyenne. En revanche, la croissance des dépenses IT devrait rester à deux chiffres en 2009 sur les marchés émergents comme la Russie, l'Inde ou la Chine.

Les télécoms, en recul l'an prochain

A l'instar de l'informatique, le secteur des télécoms devrait être aussi sévèrement touché par la crise, et notamment sur les marchés européens. En Allemagne, Deutsche Telekom et Vodafone ont déjà enregistré un recul de leurs ventes, alors le marché continue de croître fortement en volume. En France, le marché reste dynamique, boosté par le haut débit et le secteur mobile. Cela dit, pour les 5 principaux pays européens, Pierre Audouin Consultants prévoit une croissance nulle en 2008 et un recul en valeur courante pour 2009. Aux Etats-Unis, le marché est également orienté à la baisse et le ralentissement devrait s'amplifier en 2009. En Asie, ce sera plus ou moins grave selon les pays avec, d'un côté, les pays émergents à fort potentiel (Chine et Inde) et des marchés plus matures comme le Japon où le marché devrait stagner. Aussi, pour conserver leurs marges, les opérateurs vont être contraints de mettre en place des programmes d'économies et de limiter leurs investissements. Y compris du côté des équipements d'infrastructure (FTTx, 3G+, etc.)...

2009 s'annonce comme une année bien difficile à vivre sur le marché des TIC.

Source: ITRmanager.com paru le 12 dec 2008

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Les commerçants, laissés pour compte de la relance ?

Les commerçants n'ont pas le moral, pire ils ont peur ! Ils sont inquiets quant à l'avenir de leur commerce, ils ne trouvent pas leur activité économique satisfaisante et sont également très inquiets au sujet de l'économie française. Il faut dire que, face à la crise économique, les Français différent des achats, ou renoncent définitivement à certains d'entre eux. A l'approche de Noël, c'est une bien mauvaise nouvelle pour les commerçants. Et le plan de relance du Gouvernement ne les a pas apaisés !

Médicis, la mutuelle retraite des commerçants indépendants, dévoile aujourd'hui les résultats de la troisième vague d'enquête de « L'observatoire des commerces » réalisé par l'Ifop auprès des commerçants et auprès du grand public :

« Face à la baisse du pouvoir d'achat des Français, à l'agressivité commerciale des grandes surfaces, au développement de l'e-business et à un climat globalement morose, le petit commerce souffre encore plus durement de la crise que d'autres secteurs économiques. Le plan de relance du gouvernement ne prévoit rien pour les  750 000 entreprises commerciales et les 2 millions de Français qui travaillent dans ce secteur. Avec cette nouvelle étude, Médicis souhaite attirer l'attention des pouvoirs publics sur des commerces très appréciés par les Français mais qui pourraient disparaître des centres villes, des banlieues et des villages de France si rien n'est fait pour les aider, » déclare Michel Clerc, Directeur général de Médicis.

Le désarroi des commerçants

Selon cette étude, la crise économique frappe durement les commerçants en cette fin d'année. Seulement 58% des commerçants trouvent « satisfaisante » l'activité de leur commerce contre 70% en mai 2008. 55% d'entre eux constatent une baisse de la fréquentation de leur magasin. En conséquence,  48% des commerçants ont vu leur chiffre d'affaires baisser depuis septembre dernier. Cette baisse est particulièrement sensible dans les hôtels et restaurants (56%) et dans le secteur immobilier (68%). 43% des commerçants déclarent une activité stable et seulement 9% disent avoir constaté une augmentation de leur chiffre d'affaires depuis septembre.

75% des commerçants estiment que la crise aura un impact négatif sur leurs ventes de fin d'année. Ce sentiment est particulièrement répandu dans le commerce de détail (82%) et les hôtels restaurants (79%).

Dans ce contexte, 79% des commerçants se déclarent inquiets pour l'économie française et 61% sont inquiets pour l'avenir de leur commerce.

Des Français de plus en plus inquiets

L'économie du pays suscite l'inquiétude d'un nombre croissant de Français : 85% aujourd'hui contre 77% en octobre. 78% des Français expriment leur inquiétude pour leur pouvoir d'achat. Et un tiers des Français (34%) se font du souci pour la qualité de leurs fêtes de fin d'année.

80% des Français sont inquiets pour l'avenir des commerces. Ils sont autant à estimer que les banques n'aident pas suffisamment les commerçants à maintenir ou à développer leur activité. Les commerçants, pour leur part, sont 68% à conserver leur confiance envers leur banque.

Conséquence de la crise, les Français fréquentent moins les petits commerces et gèrent leurs dépenses au plus près

81% des Français disent ne pas avoir changé leurs habitudes de fréquentation des petits commerces. Cependant, 13% reconnaissent les fréquenter moins. Ils étaient déjà 19% en juin 2008.

Toujours préoccupés par leur pouvoir d'achat, les Français ont adopté une série de comportements pour faire face à la crise : 46% reconnaissent ainsi avoir déjà différé des achats non prioritaires et 44% disent même avoir renoncé définitivement à un ou plusieurs achats. Près d'un tiers des Français (32%) ont déjà puisé dans leur épargne pour assurer des dépenses courantes. 16% des Français disent faire d'avantage d'achats sur Internet (28% chez les moins de 35 ans). Du point de vue des commerçants, Internet a plutôt un impact négatif sur leurs ventes (41%).

La crise pèsera sur les fêtes de fin d'année. 49% des Français vont réduire leurs dépenses de Noël et 10% vont jusqu'à renoncer totalement à ces achats.

Ouverture des magasins le dimanche, la France est partagée

Présentée comme un levier de développement de l'activité des commerces de détail, l'ouverture des magasins le dimanche ne fait pas plus l'unanimité dans la population française qu'au parlement. 47% des Français sont plutôt favorables à un assouplissement de la loi. Ce sentiment fluctue mois après mois (46% en mai 2004 ; 63% en décembre 2007 ; 57% en septembre 2008). Les plus favorables sont les plus jeunes (54% des 18-24 ans) et les habitants de la région parisienne (59%).

Les commerçants sont encore plus partagés, 50% d'entre eux sont favorables à l'ouverture du dimanche.

Article paru sur http://www.itrnews.com le 12 dec 2008

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06 décembre 2008

La taxe foncière devrait fortement augmenter

L'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) prévoit une «explosion» de 15% à 20% du montant des taxes foncières au cours des trois prochaines années.

Les propriétaires bailleurs vont supporter les conséquences des difficultés des collectivités locales. C'est l'analyse de l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) qui anticipe une forte hausse du montant des impôts locaux et notamment de la taxe foncière au cours des trois prochaines années. «Les collectivités locales seront obligées de recourir à une majoration de leur fiscalité pour couvrir leurs pertes de recettes fiscales et leurs dépenses liées à la crise et à la décentralisation», a expliqué, jeudi, Jean Perrin, le président de l'UNPI, lors de la présentation de la troisième édition de l'Observatoire des taxes foncières. «La hausse de la taxe foncière devrait être comprise entre 15% et 20% au cours des trois prochaines années», a-t-il estimé.

L'UNPI fonde son anticipation sur trois points clés. D'abord, l'Union des propriétaires bailleurs prévoit une diminution des recettes fiscales générées par les droits de mutation à cause de la baisse des transactions et des prix de l'immobilier. Ensuite, l'UNPI table sur une réduction des dotations allouées par l'Etat aux collectivités locales du fait de l'aggravation des finances publiques au niveau national. Enfin, le coût d'une partie de la dette des collectivités locales s'alourdit suite à la crise financière. En effet, environ 25% de leur dette s'appuie sur des produits financiers complexes, avantageux quand les marchés financiers montent, mais fortement pénalisants lorsque ces derniers baissent. L'UNPI redoute que les propriétaires soient les « vaches à lait » de l'Etat et des collectivités locales. Elle demande que les hausses de taxes foncières soient limitées à la hausse de l'indice des prix à la consommation.

Augmentation record à Brest

D'après l'Observatoire des taxes foncières, les taux servant au calcul de la taxe foncière varient considérablement d'une collectivité à une autre. Cet impôt local est en effet l'addition de trois parts : celle de la Région, du Département et des communes. Chaque collectivité locale peut faire varier sa part à la hausse ou à la baisse. Ainsi, la part attribuable aux régions entre 2003 et 2008 est restée stable en Corse ou en Martinique, alors qu'elle a augmenté de 46% en Ile-de-France ou de 87% dans le Languedoc-Roussillon. La moyenne des hausses s'établit à 28%.

Au niveau des départements, Paris, qui a le double statut de ville et département, était, en 2008, le plus favorisé avec un taux d'imposition de 0% devant les Yvelines (4,60%) et les Hauts-de-Seine (4,74%) tandis que ceux qui pratiquent les taux les plus élevés sont la Guyane (25,98%) le Gers (22,31%) et l'Aude (21,17%).

Parmi les 30 premières villes françaises, c'est Brest qui décroche la palme de la plus forte hausse de sa part dans la taxe foncière entre 2003 et 2008 avec +56%, loin devant Reims +41% et Marseille +13%. Cependant, l'UNPI précise que dans certaines villes, la majoration du taux communal est due à l'intégration récente du taux intercommunal. Seules Saint-Étienne (-2,01%) et Lille (-1,92%) se distinguent par une baisse de leur taux d'imposition.

Article paru sur www.lefigaro.fr / Camille Peyrache  /05/12/2008

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30 juillet 2008

Cadres: les 35 heures et les RTT dans les cordes

La manifestation du mercredi 23 juillet organisée à Paris n'y changera rien. Le soir même, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi sur "la rénovation de la démocratie sociale" et "la réforme du temps de travail". Principales conséquences pour les cadres: la remise en cause des 35 heures et la menace d'une réduction des jours de RTT...

Mercredi 23 juillet, place de l'Odéon, Jean-Claude, ingénieur informatique, fouille sa mémoire militante. « Je n'ai pas le souvenir d'une telle manif spécifique aux cadres. Mais c'est vrai, on n'est pas nombreux. » Ce jour-là, la CGE-CGC et l'UGIT-CGT, ont organisé un rassemblement parisien. Le but : mobiliser les cadres et protester contre l'amendement qui risque de signer entre autres, l'arrêt de mort de leurs RTT et l'accroissement de leur charge annuelle de travail.


Tout commence par une distribution de tracts et quelques slogans sur des pancartes : « Même les cadres tiennent aux 35 heures », « Equilibre vie professionnelle vie privée », « Il y a une vie après le travail » …

Il y a quarante ans, en 1968, le même lieu était le théâtre d'affrontements verbaux et de formules bien plus révolutionnaires, sur fond de barricades et de centaines de milliers de personnes dans la rue. Aujourd'hui, ils sont quelques centaines, et les deux organisations, qui avaient prévu deux actions séparées dans le quartier, ont décidé de cohabiter sur la place. Pas de défilé, un simple rassemblement. Tranquilles, les forces de l'ordre se limitent à dix véhicules de la police parisienne, garés discrètement près du Sénat voisin.


Les participants, en grande majorité des adhérents CGC ou CGT, avec une parité quasi parfaite homme- femmes, sont un peu déçus de ce début d'après-midi en petit comité, mais pas étonnés : « Il n'y a pas eu beaucoup de visibilité dans les médias. Et puis, on est en juillet, difficile de rassembler les foules. » Ce qui n'empêche pas Nadine, cadre CGC dans la métallurgie, de démolir le plan gouvernemental. « Ça ne créera pas un emploi. Comme les cadres vont travailler plus, on embauchera encore moins. Et on se sentira encore plus pressurés ». Côté CGT, on veut croire à une mobilisation à venir. « On a bien réussi à les faire plier sur le CPE, pourquoi pas la- dessus ? » François a son idée : « Là, on marque le coup. On verra à la rentrée. »

Un retour au siècle dernier

Article publié le 10/07/08


Principaux bénéficiaires des 35 heures, les cadres pourraient bientôt pâtir de leur détricotage. C'est l'avis de la majorité des syndicats après l'adoption par les députés d'un amendement qui pourrait changer la vie de millions de salariés, et notamment les cadres.


Mardi 8 juillet, lors de l'examen du projet de loi sur la réforme du temps de travail, l'UMP et le Nouveau Centre ont souhaité faire passer de 218 à 235 le seuil maximal de jours travaillés par an, sauf accord contraire conclu dans une entreprise ou une branche. Une différence de 17 jours qui fait dire à la CFE CGC que « le gouvernement renvoie les salariés concernés au siècle dernier »…


Pour bien comprendre l'impact de cet amendement pour les salariés, la CFE-CGC, justement, a sorti la calculette. Résultat des courses: "cette limite correspond, en fait, à une année pleine (365 jours) à laquelle on retire les jours de congés (25), les samedis (52), les dimanches (52) et le 1er mai !"

Autrement dit, le temps de travail quotidien n'est pas modifié pour les salariés qui bénéficient d'un tel forfait. Mais les cadres pourraient être amenés à faire une croix sur leurs jours de RTT et leurs congés. « Que deviennent dès lors les congés d'ancienneté et les autres jours fériés ?, s'interroge le syndicat. Ces salariés pouvant travailler jusqu'à 13 heures par jour, seront-il sollicités de 8 heures à 21 heures les 24 et 31 décembre ? »

Plus de stress, moins de RTT

Du coup, FO s'inquiète. « Beaucoup de cadres font 40 ou 45 heures par semaine et le seul moyen qu'ils ont de décompresser, ce sont les jours de RTT. Si on les leur retire, on va accroître la pénibilité du travail et le stress au travail. Le cadre se retrouvera seul face à son employeur pour négocier la renonciation à son droit légitime au repos. »


Autre inquiétude à la CFDT où l'on redoute l'extension d'un tel système à « des salariés non-cadres tout en augmentant le nombre de jours de forfait ». Car l'amendement mentionne également "les salariés qui disposent d'une réelle autonomie dans l'organisation de leur emploi du temps pour l'exercice des responsabilités qui leur sont confiées". Un flou artistique qui permet de ne pas cantonner la nouvelle loi aux seuls cadres.


« Dans la réalité, estime le quotidien Les Echos (09/07/08), une majorité d'entreprises fonctionne aujourd'hui avec un forfait de 210 jours, il est peu probable que les entreprises les relèvent aussi fortement que ne le craignent les syndicats... »


Dernier point : un accord d'entreprise peut prévoir un plafond supérieur à 235 jours, dans la seule limite de 282 jours par an maximum. De quoi laisser une marge de manœuvre conséquente pour les dirigeants. Le texte sera examiné à la fin du mois de juillet au Sénat avant d'être définitivement adopté.
 

Article paru le 24/07/08 sur http://www.jobetic.net/

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19 juillet 2008

7,9 millions de Français sont pauvres

13,2% des Français ont un revenu inférieur à 880 euros par mois, selon l'Insee. Les 10% des plus modestes ont un revenu inférieur à 9.720 euros annuels, tandis que les 10% les plus aisés bénéficient d'un niveau de vie annuel supérieur à 33.190 euros.

7,9 millions de personnes, soit 13,2% de la population métropolitaine, vivaient en dessous du seuil de pauvreté en France en 2006 (Reuters)

Le taux de pauvreté en France était d'environ 13,2% en 2006 en France métropolitaine, soit 7,9 millions de personnes, selon une enquête de l'Insee sur les niveaux de vie, communiquée vendredi 18 juillet. Le taux de pauvreté correspond à un revenu inférieur à 880 euros par mois. La moitié d'entre ces personnes vivent même avec moins de 720 euros par mois, précise l'enquête, qui avait été publiée en juillet. "De 2005 à 2006, l'évolution du taux de pauvreté (+0,1%) ne peut pas être considérée comme significative", souligne l'Institut national de la statistique et des études économiques.

Disparités

Le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté reste donc stable, mais il n'empêche que le niveau de vie global des Français se détériore.


L'étude révèle en effet que la moitié des habitants de métropole ont un niveau de vie annuel inférieur à 17.600 euros, en hausse de 1,7% en euros constants (inflation comprise) par rapport à 2005.
Le grand écart est immense entre les 10% les plus aisés, qui bénéficient d'un niveau de vie d'au moins 33.190 euros par an, et les 10% les plus modestes, qui ont un niveau de vie inférieur à 9.720 euros annuels.


Le niveau de vie moyen des actifs (chômeurs compris) au sens du Bureau international du travail (BIT) s'élève à 21.760 euros par an en 2006, soit 6% de plus que les inactifs.
La disparité est également importante lorsque se pose la question de l'âge.
En effet, toujours selon l'enquête, les jeunes de moins de 25 ans ont un niveau de vie plus faible que le reste de la population: 18.270 euros par an contre 21.620 euros pour les plus de 25 ans. Celui des retraités est de 21.540 euros.


Familles monoparentales


Les familles monoparentales sont les plus touchées par la pauvreté. 30,3% des personnes vivant au sein d'une famille monoparentale vivent au-dessous du seuil de 880 euros par mois, soit 2,3 fois plus élevé que pour le reste de la population.

Toutefois la part des familles monoparentales pauvres est stable par rapport à 2005.
Les couples sans enfants sont les ménages les moins touchés par la pauvreté (6,4% de pauvres).
Enfin, dernière indication de cette enquête de l'Insee, la pauvreté est urbaine: les taux de pauvreté sont en effet plus forts dans les villes de plus de 20.000 habitants (hors agglomération parisienne).

Article paru sur http://tempsreel.nouvelobs.com/ le 19/07/2008

Posté par hpl92 à 18:05 - Mais a part cela tout va bien... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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